Un ascenseur électrique est un ascenseur dont le mouvement est produit directement par un moteur électrique — par opposition à l’hydraulique, qui pousse la cabine avec de l’huile sous pression, et au pneumatique, qui l’aspire dans un tube. Cette différence de motorisation décide de presque tout le reste : les travaux, la place nécessaire, la consommation et l’entretien.
Notre gamme d’ascenseurs électriques
Les trois façons de faire monter une cabine
Les deux premières sont électriques. En maison individuelle, c’est l’entraînement à vis qui domine très largement.
Une précision de vocabulaireTous les ascenseurs consomment de l’électricité, y compris les hydrauliques : c’est bien un moteur électrique qui entraîne leur pompe. Quand on parle d’ascenseur électrique, on désigne les appareils où le moteur déplace directement la cabine, sans fluide intermédiaire. C’est cette absence d’huile qui change le chantier et l’entretien.
L’entraînement à vis, en détail
C’est la technologie des gammes Aritco et CIBES, et celle qui équipe la quasi-totalité des maisons que nous aménageons. Son principe tient en une phrase : le moteur est embarqué sur la cabine et tourne autour d’une vis fixe, solidaire de la structure. La cabine se visse littéralement le long de la colonne.
La traction à câbles ou à sangles est l’autre façon d’être électrique. Plus proche de l’ascenseur d’immeuble, elle offre une vitesse supérieure et des charges plus élevées, mais réclame un contrepoids, une fosse plus profonde et une gaine construite pour cela. Elle se justifie en neuf ou sur un projet à plusieurs niveaux, rarement en rénovation de maison.
Électrique ou hydraulique : le comparatif
| Électrique à vis | Hydraulique | |
|---|---|---|
| Local machinerie | Aucun, moteur embarqué | Centrale à loger, souvent un local dédié |
| Fosse | Quelques centimètres | Profonde |
| Huile | Aucune | Réservoir, vidanges, risque de fuite |
| Température | Indifférente | La viscosité de l’huile varie avec le froid |
| Alimentation | Monophasée sur la plupart des modèles résidentiels | Appel de puissance plus élevé au démarrage de la pompe |
| Consommation | Le moteur travaille à la montée comme à la descente | Ne consomme qu’à la montée, la descente se faisant par gravité contrôlée |
| Travaux | Pose sur plancher existant | Gaine et génie civil |
| Terrain de prédilection | Rénovation, maison déjà construite | Neuf, gaine existante, charges élevées |
La ligne sur la consommation mérite d’être lue sans parti pris : l’hydraulique ne tire sur le réseau qu’à la montée, ce qui n’est pas un mince avantage. En revanche, il appelle une puissance de démarrage plus forte et impose un entretien du circuit d’huile que l’électrique ignore. Sur un usage domestique, l’écart de facture reste marginal dans les deux cas ; ce qui se joue vraiment, c’est l’ampleur du chantier.
Électrique, hydraulique ou pneumatique : lequel pour votre projet ?
Nos ascenseurs électriques
| Modèle | Son terrain |
|---|---|
| Aritco Homelift | Une structure autoportante soignée, pensée pour être vue : l’appareil devient un élément de l’intérieur. |
| Aritco Homelift Compact | La même technologie dans une emprise réduite, quand la place est comptée. |
| CIBES A4000 | Un format compact pour la rénovation, sur deux à trois niveaux. |
| CIBES A5000 | Dimensions et charge supérieures, pour un usage mixte privé et recevant du public. |
| CIBES Air | Un dessin épuré, pour les projets où l’appareil est au centre de la pièce. |
| CIBES Cloud Plus | Le haut de gamme de la marque, quand la finition compte autant que la fonction. |
Notre catalogue comprend d’autres gammes reposant sur des technologies différentes. L’ascenseur PVE, notamment, est pneumatique : la cabine circule dans un tube transparent sous l’effet d’une différence de pression d’air, sans câble ni vis.
Voir tous nos ascenseurs privatifs
Découvrir l’ascenseur pneumatique PVE
Ce que l’électrique change sur le chantier
- Pas de local machinerie à prévoir : la motorisation est embarquée, il n’y a aucun volume technique à réserver ailleurs dans la maison.
- Pas de fosse profonde : quelques centimètres sous le plancher suffisent, ce qui évite de toucher aux fondations.
- Une alimentation domestique sur circuit dédié, sans triphasé sur la plupart des modèles résidentiels.
- Une structure autoportante qui se pose sur le plancher existant, après percement d’une trémie à l’étage — pas de gaine maçonnée à construire.
- Un chantier en jours plutôt qu’en semaines, puisque le gros œuvre disparaît du planning.
Consommation, bruit et entretien
Sur un usage domestique — quelques trajets par jour —, la consommation d’un ascenseur privatif électrique représente quelques dizaines de kilowattheures par an, comparables à celles d’un gros appareil électroménager. Le moteur ne travaille que pendant le déplacement, et les modèles récents limitent la consommation en veille.
Le niveau sonore d’un entraînement à vis reste nettement inférieur à celui d’un ascenseur de traction : pas de treuil en partie haute, pas de claquement de câbles. C’est un critère sous-estimé lorsque l’appareil est installé dans un séjour ou près d’une chambre.
Côté entretien, l’absence de circuit hydraulique supprime les vidanges, les contrôles d’étanchéité et le risque de fuite. La visite annuelle porte sur la vis et l’écrou, les sécurités de porte, les verrouillages et la descente de secours. Le contrôle technique périodique applicable aux ascenseurs d’immeubles collectifs ne concerne pas un appareil privatif en maison individuelle, mais cette visite conditionne la fiabilité et le maintien de la garantie.
Bon à savoirEn cas de coupure de courant, la cabine s’immobilise, l’éclairage de secours prend le relais et l’alarme reste opérationnelle. Un dispositif de descente de secours permet de rejoindre le palier le plus proche. L’appareil n’est donc pas plus exposé qu’un autre à une panne de réseau — c’est une inquiétude fréquente, et elle n’a pas lieu d’être.
Budget et aides financières
Le prix dépend du nombre de niveaux, de la taille de cabine, du type de structure et du niveau de finition. L’économie de l’électrique à vis se fait surtout sur les travaux annexes : sans gaine maçonnée ni fosse profonde, le poste génie civil, qui pèse lourd sur un projet hydraulique, disparaît presque entièrement.
- MaPrimeAdapt’ (Anah) : 50 % des travaux HT pour les ménages modestes, 70 % pour les très modestes, sous conditions d’âge ou de handicap et de ressources, avec l’accompagnement d’un opérateur habilité.
- PCH via la MDPH, et APA à partir de 60 ans en perte d’autonomie.
- TVA réduite au titre de l’adaptation du logement, et aides des caisses de retraite, de la CARSAT, des départements, des CCAS et des mutuelles.
Votre maison est déjà construite ?
C’est précisément le terrain de l’ascenseur électrique à vis. Décrivez-nous votre configuration et le nombre de niveaux : nous vous dirons où il peut prendre place.
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Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un ascenseur électrique exactement ?
Un ascenseur dont le moteur déplace directement la cabine, sans fluide intermédiaire : soit par entraînement à vis, soit par traction à câbles ou sangles. Un ascenseur hydraulique consomme lui aussi de l’électricité, mais pour alimenter une pompe qui pousse la cabine avec de l’huile sous pression.
Faut-il un local machinerie ?
Pas avec un entraînement à vis : le moteur est embarqué sur la cabine et tourne autour d’une vis fixe. Il n’y a aucun volume technique à réserver ailleurs dans la maison, et la fosse se limite à quelques centimètres sous le plancher.
Électrique ou hydraulique : lequel choisir ?
En rénovation, l’électrique à vis dans la quasi-totalité des cas : il se pose sur le plancher existant, sans gaine maçonnée ni fosse profonde. L’hydraulique garde sa pertinence en construction neuve, lorsqu’une gaine est prévue, ou pour des charges élevées.
Un ascenseur électrique consomme-t-il beaucoup ?
Non. Pour un usage domestique de quelques trajets par jour, la consommation représente quelques dizaines de kilowattheures par an, comparables à celles d’un gros appareil électroménager. Le moteur ne travaille que pendant le déplacement.
Faut-il une alimentation spéciale ?
Une alimentation monophasée sur circuit dédié suffit sur la plupart des modèles résidentiels : pas de triphasé à faire tirer. C’est un point à vérifier lors de la visite technique, notamment sur les installations électriques anciennes.
Que se passe-t-il en cas de coupure de courant ?
La cabine s’immobilise, l’éclairage de secours prend le relais et l’alarme reste opérationnelle. Un dispositif de descente de secours permet de rejoindre le palier le plus proche.
Est-ce bruyant ?
Nettement moins qu’un ascenseur de traction : il n’y a ni treuil en partie haute, ni câbles. C’est un critère à considérer lorsque l’appareil est installé dans un séjour ou à proximité d’une chambre.
Quel entretien prévoir ?
Une visite annuelle portant sur la vis et l’écrou, les sécurités de porte, les verrouillages et la descente de secours. L’absence de circuit hydraulique supprime les vidanges et les contrôles d’étanchéité. Le contrôle technique périodique des immeubles collectifs ne s’applique pas à un appareil privatif en maison individuelle.
Peut-on l’installer dans une maison déjà construite ?
Oui, c’est même son terrain de prédilection. La structure autoportante se pose sur le plancher existant, après percement d’une trémie à l’étage, sans toucher à la structure du bâtiment.





